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Qu'est devenu Peter ? Et le carnet dans lequel Hanne notait tout ? Et la jeune femme habillée de paillettes qui la raccompagnait aux abords d'Ormberg ?

Ormberg. Village perdu dans le silencieux hiver de la Suède. Où rien ne devrait se passer. Et pourtant...

Malin y revient en tant que policière, pour une enquête rouverte : le meurtre d'une petite fille dont elle-même a découvert le corps, huit ans plus tôt, sous un monticule de pierres.

Mais voici qu'au cours des perquisitions, deux de ses collègues disparaissent. L'une d'elle leur revient trois jours plus tard, Hanne, pleine de bleus et de trous de mémoires. Et qu'est devenu Peter ? Et le carnet dans lequel Hanne notait tout ? Et la jeune femme habillée de paillettes qui la raccompagnait aux abords d'Ormberg ?

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Pour profiter pleinement de ce long-métrage, il vaut mieux avoir quelques connaissances sur l’histoire et l’actualité du Maghreb.

Maroc, 2015. Le pays tente de continuer après le printemps arabe. Mais les jeunes n’ont toujours pas de travail, les traditionalistes défilent aussi dans la rue pour plus de rigueur sociale, et les berbères venus des montagnes ont toujours de du mal à s'intégrer dans à la ville.

Entre ces pièces de patchwork de communautés, Nabil Ayouch tisse les fils narratifs de sept personnes bien différentes : Inès, jeune homosexuelle refoulée, confrontée à la question du mariage dans son quotidien ; Yto, la vieille berbère venue à la ville rechercher son amant à Casablanca ; Ylias, qui apprend l’arabe et l’anglais en répétant des cassettes audio… Ces destins s’entrecroisent. Parfois sans se rencontrer, parfois en créant des nœuds inextricables.

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Jeremy, Sebby et Mira ont chacun leur histoire, difficile, qui influe sur leur vie de tous les jours. Le mal-être, la dépression, le manque d'assurance les empêche d'aller vers les autres et de prendre plaisir à vivre, chacun pour des raisons différentes. Leur rencontre leur permet de trouver d'autres solutions que les médicaments, leur donne des repères. Mais cet équilibre est aussi précieux que fragile.

Jeremy, Sebby et Mira ont chacun leur histoire, difficile, qui influe sur leur vie de tous les jours. Le mal-être, la dépression, le manque d'assurance les empêche d'aller vers les autres et de prendre plaisir à vivre, chacun pour des raisons différentes. Leur rencontre leur permet de trouver d'autres solutions que les médicaments, leur donne des repères. Mais cet équilibre est aussi précieux que fragile.

Bien loin du pathétique, Kate Scelsa nous nous invite à partager sans juger les sentiments et les souvenirs de ses trois personnages. Leurs excentricités et leurs maladresses, leurs doutes et leurs convictions. La magie qu'ils tentent de mettre dans leur vie pour pouvoir se donner l'illusion que tout est possible et continuer d'avancer.

 

SCELSA Kate. Fans de la vie impossible. Gallimard, 2017. 363 p. ISBN 978-2-07-066615-7

"J'ai remarqué que Vaneck faisait toujours le pledge [serment américain, note de la bloggeuse] avec la main gauche posée du côté droit de sa poitrine. Quand je lui ai demandé pourquoi, il m'a dit qu'il avait le cœur à droite. J'ai regardé sur internet, ça s'appelle "dextrocardie". Des mois plus tard, il m'a avoué que c'était une grosse blague. Je ne me suis pas mise en colère, parce que ce n'est pas mon genre. Mais ça fait maintenant plus de deux ans que Vaneck pense que je suis "nummophobique". C'est un mot que j'ai inventé pour décrire ma phobie des pièces de monnaie. Du coup, à chaque fois qu'on va quelque part ensemble, c'est Vaneck qui paie le parcmètre."

Voilà, je ne pouvais pas vous parler de ce livre sans vous faire lire un petit extrait. Et tant pis s'il n'est pas dans la version publiée, il vaut le détour.

 

Ce livre est en fait le blog de Capucine. Puce, de son pseudo. Elle vit aux États-Unis, mais écrit en français. Elle nous fait part de ses doutes, ses réflexions. Elle nous raconte son école, ses amis, sa petite amie... Et c'est une période charnière pour elle : il s'agit de sa dernière année à son école (l'équivalent de notre lycée). Elle savoure d'autant plus ces moment, et nous les retranscrit avec autant d'affection ! Et c'est plein d'épisodes comme celui-ci : courts, drôles ou émouvants, avec un parti pris pour l'optimisme.

Ce roman peut se prêter à une dégustation tout aussi épisodique : chapitre 1 lundi, chapitre 2 mercredi, chapitre 3 dimanche... ou bien on peut se faire une boulimie et le gober en une fois, tellement c'est bien raconté !

Salutations à toi, Erwan, c'est grâce à ton livre que je commence mon propre blog. Longue et heureuse carrière d'écrivain ! Chers lecteurs, J'ai avalé un arc-en-ciel sort le 02 mars. En attendant, vous pouvez visiter le site internet d'Erwan Ji !

 

Erwan JI. J'ai avalé un arc-en-ciel. Épreuve. Nathan, 2017. 384 p. ISBN : 313-3-09-222160-6

Épreuve prêtée par Croqu'livres