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Le but du jeu de Ski-nusoïde est de contrôler une sinusoïde et d'éviter des obstacles mouvants. Le joueur maîtrise deux paramètres grâce à sa souris : l'amplitude et la vitesse de la sinusoïde.

Kao.. 98 et son équipe ont gagné le prix du public à la dernière Game Jam !

La Game Jam, c'est l'équivalent des 24 heures de la bande dessinée, mais en jeu : amateurs et professionnels se réunissent par équipe pour créer un jeu vidéo ou un jeu de plateau, en 24 heures. Autant vous dire que la nuit y passe. Cet évènement est international, et organisé dans plusieurs villes en France, dont Besançon. Cette année, 70 concurrents s'y sont attelés autour du thème "Waves", de l'anglais "ondes" ou "vagues".

Le but du jeu de Ski-nusoïde est d'éviter des obstacles mouvants. Le joueur maîtrise deux paramètres avec sa souris : l'amplitude et la vitesse. Pourquoi "Ski"-nusoïde ? C'est parce qu'à l'origine, ce devait être le slalom d'un skieur. Mais cette idée a été abandonnée pour mieux respecter le thème.

Le principe est simple, mais la sinusoïde n'est pas si facile à manier. Et puisque c'est un die and retry (meurs et recommence), on a tendance à s'accrocher rapidement. La tension reste, pour les débutants, comme pour les chevronnés. Et cette tension est encore accentuée par les musiques de Simon Gigant, composées en temps et en heure sur sa table de sons.

Vous avez envie d'y jouer ? La Game Jam héberge et propose tous ses jeux gratuitement, sous licence libre. Pour un accès direct à Ski-nusoïde, Cliquez ici !

Après Gallica, la BnF lance Gallicadabra, une application destinée aux enfants de 3 à 12 ans. Le CNLJ (Centre National de la Littérature de la Jeunesse) a réuni un corpus d'une trentaine d'histoires sur le thème des animaux, répartis en six volets : contes, fables, alphabet, comptines, albums, et images.

Les illustrateurs les plus classiques comme les plus estimés ont été rassemblés : Doré, Benjamin Rabier, Colette May... La plupart sont tout de même issus du XiXème siècle. Pour la majorité d'entre eux, ils ne sont pas réédités. Les enfants ont donc accès à une offre culturelle de qualité littéraire et graphique. Encore faut-ils qu'ils prennent soin de la tablette, diriez-vous. Mais justement, cela leur permet de leur montrer des perles tout en les responsabilisant vis-à-vis de la fragilité des appareils. Un bon outil de médiation.

L'application en est encore au stade de prototype. Il est possible de participer à son amélioration en envoyant ses suggestions par mail à la BnF à gallica@bnf.fr. En attendant, l'appli est gratuite, et disponible sous la version iOS, sur l'App Store.

Donnez-m'en une paire...

Par exemple, donnez-moi une paire de patates. Lorsqu'un lorrain vous demande ceci, ne lui donnez pas seulement deux patates, il serait déçu. Car ça veut dire pour lui une quantité de patates !

 

Faire un raoul

= Vomir.
Désolée pour les Raoul. Ne vous en faites pas, j'ai fait des recherches rapides sur la signification originaire du prénom Raoul : il vient du germain "Rad" = conseil, et "wulf" = loup. C'est quand même plus charmant ! Plus difficile de trouver l'origine de "faire un raoul", mais apparemment, aucun rapport.

 

D'autres expressions lorraines ?

"N'écris pas au crayon, ma fille, c'est bon pour ceux qui se trompent." Un poème de Carmen Taffola.

Never write with pencil,
m’ija.
It is for those
who would
erase.
Make your mark proud
and open,
Brave,
beauty folded into
its imperfection,
Like a piece of turquoise
marked.

Never write
with pencil,
m’ija.
Write with ink
or mud,
or berries grown in
gardens never owned,
or, sometimes,
if necessary,
blood.”

― Carmen Tafolla

 

Je suis tombée sur ce texte en 2010, en Irlande, à un évènement de poésie. J'étais en train de me demander ce que je fichais ici : je ne m'intéressais pas du tout à la poésie. Et voilà qu'après sa lecture, je ne vois plus l'écriture de la même façon. En voici ma réinterprétation en français :

 

N'écris pas au crayon, ma fille, c'est bon pour ceux qui se trompent.
Rends ton écriture fière, large et courageuse,
Belle dans toute son imperfection,
Comme une pièce de turquoise,
Unique

N'écris pas au crayon, ma fille,
Écris à l'encre, à la boue, au jus de baies volées dans un jardin sauvage,
ou parfois, s'il le faut,
au sang

 

Radical, mais osé.
Alors, il ne vous donne pas la chair de poule, ce poème ?

Zahira, 18 ans, vivant en Belgique, se voit mariée de force, selon la tradition. Sa grand-mère, sa mère, sa sœur, toutes sont passées par là. Il n'y a pas de raison qu'elle s'y oppose. Il ne faut pas qu'elle s'y oppose. Ce serait un déshonneur pour le père, on jaserait dans tout le Pakistan qu'il n'aura pas su maîtriser sa fille. Pourtant, malgré l'amour qu'elle porte à sa famille, Zahira refuse. Impossible d'en parler, chaque parent est inflexible. Alors elle fugue, flirte, retourne vers sa famille puisqu'elle l'aime et croit qu'elle peut tout arranger à la place d'un mariage arrangé, puis fugue à nouveau. Toute la famille est réellement tiraillée entre l'affection et les obligations sociales.

Film documentaire ou avertissement pressant aux jeunes filles concernées ?
Le scénario, tendu, passe de dialogues de sourds en solutions qui ne font qu'augmenter le malaise. Et, tout à coup, le générique s'abat sur une fin soudaine, en vous abandonnant sans pitié à des réflexions pas si sereines.

Impossible de rester indifférent !

 

STREKER Stephan, réalisateur ; EL ARABI Lina, actrice. Noces. Daylight films, 2016. 98min.