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Ne vous attendez pas à de l'action. Il s'agit d'un dialogue entre générations, d'une introspection personnelle d'une critique sociétale, d'un roman atypique et mystérieux.

À la Ville, il fait de plus en plus chaud, les invasions de coccinelles se font de plus en plus fréquentes, et les oiseaux ont un comportement inhabituel... Mais la vie continue. Enfin, de plus en plus bizarrement : certains changent tout à coup leur attitude et leurs projets, puis disparaissent quelques jours plus tard, sans prévenir, sans qu'on s'inquiète...

Achelle lit tous ces évènements à travers le journal intime de son arrière-grand-mère, Aireine. Elle qui soufre du "syndrome blanc" (elle ne se souvient de rien), elle découvre la lutte d'une adolescente contre les disparitions, l'oubli et l'indifférence.

L'airain, c'est un métal fiable, qui dure et ne ploie pas. Et effectivement, sans trouver la cause ou la racine du mal, Aireine s'insurge, garde trace, et réussit à échapper à la contamination. Elle parvient à survivre psychologiquement avec d'autres réfugiés dans une maison retirée de la Ville, retirée du monde.

Mais ne vous attendez pas à de l'action. Il s'agit d'un dialogue entre générations, d'une introspection personnelle et d'une critique sociétale, d'un roman atypique et mystérieux. À mettre dans les mains de ceux qui auront le temps d'y réfléchir. Surtout après cette fin surprenante, qui peut sembler en totale contradiction avec le restant du livre.

Ah, et puis un conseil : n'embauchez surtout pas un archiviste de la Ville ! Leur plan de classement est empirique. Ils laissent traîner des documents dignes de l'enfer des bibliothèques, et ils ne vérifient même pas si les gosses qui entrent ont des stylos :p

BRISSON, Dominique. Les yeux d'Aireine. Syros, 2019. 272 p. ISBN : 313-3-09-222929-9 pour l'épreuve non corrigée,
978-2-748-52614-1 pour le livre.