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Averti du de décès de son grand-père par un message énigmatique, parlant d'héritage et de règles d'échecs, il se rend contre l'avis de sa mère au village où vivait le vieil homme.

Jean des Loups, écrivain célèbre, est mort. Tombé par la fenêtre. Accident, suicide ou meurtre ? Saïd veut en avoir le cœur net. Il n'a que rarement vu son grand-père, et encore moins connu son père. Alors, averti de son décès par un message énigmatique parlant d'héritage et de règles d'échecs, il se rend au village où vivait le vieil homme contre l'avis de sa mère. Maleroque. Perdu au fin fond des montagnes. Perdu entre la magie noire et la magie blanche...

Ce livre est plein de promesses ! Des villageois incarnant les rôles de pièces d'échecs à la manière du jeu du loup-garou ; deux camps - blanc et noir - cherchant à l'emporter sur l'autre pour décider du sort du monde ; les personnages féériques de la montagnes pouvant interférer dans le combat ; et un prêtre chauffeur de bus complètement déjanté par le heavy métal. Que de bons ingrédients !

Mais à la fin, la sauce ne prend pas. Pas tellement de stratégie (on parle d'échecs, tout de même !), et la lutte finale ne s'avère être qu'une bataille bordélique contre un gros monstre du néant, où les personnages si longtemps construits n'ont finalement pas de si grand rôle à jouer.

Arf, on garde tout de même en mémoire des scènes sympathiques. Humoristiques : la messe menée par ce fameux Rodger, où viennent seulement un vieux, une vieille et trois poules. Un tableau ! Horrifiques : Saïd attaqué au sein de la maison de son grand-père par un liquide noir vaporeux. Érotiques, aussi.

Bref, dommage que la fin ne soit pas à la hauteur. Mais sinon, on profite bien du livre !

 

AUDA, Rolland. Le gouffre. Sarbacane, 2018. (X'). 433 p. ISBN 9782377311033