Dans un futur proche, le monde connaît (encore !) des épidémies, transmises par les animaux. Pour les éviter, les hommes chassent tous les animaux de leur vie, et les parquent dans des enclos. Animaux de compagnie, insectes, oiseaux, tous ! Jarod, précédé de son amie Nora, part pour le Morvan retrouver son chien Syrius.

En fait, c'est plus Nora qui est à l'initiative de ce voyage. Son chien à elle est mort, mais elle est contre toutes ces règles, et surtout, elle aimerait voir les loups ! Alors elle réussit à convaincre Jarod de partir en train en faisant croire à leurs parents qu'ils vont travailler dans une ferme. Végétalienne. (Verger, potager, champs… rien que des plantes.) Et puis, Nora est si déterminée, si audacieuse ! Jarod n'aurait-il pas le béguin pour elle ?
La dystopie est bien travaillée : que deviennent les animaux dans ces réserves ? comment les hommes s'organisent-ils pour se procurer de la viande malgré toutes les interdictions de l’État ? etc., etc. Mais j'ai trouvé la narration comme engluée. Les protagonistes prennent des risques, mais la façon de le raconter ne le montre pas. Par exemple, Jarod a bien la frousse au moment de prendre la décision de partir, mais il n'y a pas de réelle tension lorsqu'il est confronté aux policiers. Globalement, je n'ai pas ressenti tant que ça le frisson et l'aventure. Dommage, le pitch était bien trouvé !
À partir de 12 ans.
GREVET, Yves. L'archipel des animaux bannis. Syros, 2025. 227 p. ISBN 9782748539011