Un film de Vincent Munier, avec Michel, son père, et Simon, son fils. Trois générations de guetteurs de lune qui se cachent dans le même affût sur leur terre : les Vosges. Bon, ils font aussi une étape dans la Norvège, où le tétras n’a pas encore disparu. Mais si vous regardez le film jusqu’au bout, vous aurez une surprise…

On ne voit pas que le grand tétras, mais toute la forêt qui a son mot à dire : la chouette chevêchette (la plus petite des chouettes de France), l’écureuil roux, le pic-épeiche, le cerf en rut, le lynx, le troglodyte (le plus petit des oiseaux : 9g !).
Allez capter toutes ces images, vous ! Des heures d’attente dans le froid et dans la nuit pour 2 minutes de vidéos. Mais quelles vidéos ! Il y en a des ratées, parfois : un cadrage à côté, une focale préréglée qui a manqué son objectif, c’est ça aussi, l’affût. Mais même à travers ces rendus, la forêt se trouve sous l’objectif de la famille Munier magnifiée. La brume qui s’étire, les flocons de neige qui étincellent, les branches qui vibrent sous l’impulsion du départ d’un oiseau…
80 personnes ont fait le déplacement au cinéma du Concorde à Baccarat ce soir-là, pour une salle de 200 sièges. Et le tenancier en attend encore autant pour le lendemain. En comparaison, Avatar aura donné 70 + 30 personnes la semaine précédente (Les blockbusters attirent souvent les jeunes le vendredi soir, alors que les entrées sont plus équilibrées pour les films français.)
Mais je digresse. Allez voir Le chant des forêts, vous serez émerveillé !
MUNIER, Vincent. Le chant des forêts. Haut et court, 2025. 1h 33mn.