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Pour profiter pleinement de ce long-métrage, il vaut mieux avoir quelques connaissances sur l’histoire et l’actualité du Maghreb.

Maroc, 2015. Le pays tente de continuer après le printemps arabe. Mais les jeunes n’ont toujours pas de travail, les traditionalistes défilent aussi dans la rue pour plus de rigueur sociale, et les berbères venus des montagnes ont toujours de du mal à s'intégrer dans à la ville.

Entre ces pièces de patchwork de communautés, Nabil Ayouch tisse les fils narratifs de sept personnes bien différentes : Inès, jeune homosexuelle refoulée, confrontée à la question du mariage dans son quotidien ; Yto, la vieille berbère venue à la ville rechercher son amant à Casablanca ; Ylias, qui apprend l’arabe et l’anglais en répétant des cassettes audio… Ces destins s’entrecroisent. Parfois sans se rencontrer, parfois en créant des nœuds inextricables.

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🙂

Pas de surprise sur le contenu du film : la sécu, c'est bien. Gilles Perret se veut objectif, mais s'affiche comme un fervent défenseur de la sécurité sociale.

En première partie, il raconte sa naissance : un projet apporté dans un contexte de sortie d'une deuxième guerre mondiale, par Ambroise Croizat (rapidement oublié parce qu'il était communiste), et mis en œuvre par les syndicats.
Et en seconde partie, il expose les risques qu'elle doit braver aujourd'hui : des hôpitaux publics pressés par les investisseurs privés,  des élus promettant la baisse de la Cotisation Sociale Généralisée et une meilleure participation des assurances privées dans le secteur de la santé...

Loin d'être rébarbatif, le documentaire a été rendu vivant par les témoignages de deux personnes contemporaines à l'apparition de la sécurité sociale (un syndicaliste ayant participé à sa mise en place, ainsi que la fille d'Ambroise Croizat), et par les interventions de Michel Etiévent, historien, passionné par cette institution.

Le but du film est de susciter le débat, et il fait mouche. On en apprend encore plus lors de la discussion qui suit. Les membres du tournages sont d'ailleurs facilement joignables depuis lasociale.fr pour des interventions dans des écoles, des facultés, ou auprès du grand public.

 

PERRET, Gilles, réalisateur. La sociale : vive la sécu ! Rouge productions, 2016. (1h24).

Armand et Leïla s'aiment. Ils sont tous les deux étudiants aux Sciences Po. Mais lui est issu d'une famille politisée, et elle... a un frère radicalisé revenu du Yémen. Étude du Coran, coupure des communications, interdiction de sortie ! Seule solution pour Armand : aller visiter Leïla... en tchador.

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Armand et Leïla s'aiment. Ils sont tous les deux étudiants aux Sciences Po. Mais lui est issu d'une famille politisée, et elle... a un frère radicalisé revenu du Yémen. Étude du Coran, coupure des communications, interdiction de sortie !
Seule solution pour Armand : aller visiter Leïla... en tchador.

Et c'est fou toutes les situations cocasses que l'on peut inventer avec ce motif ! Quiproquos, courses-poursuites, retournements : Sou Abadi utilise toutes les ficelles du Vaudeville, et parvient à coudre un scénario de haute couture. Le but : tourner les extrémismes comme les préjugés en dérision, pour un retour au dialogue. Accrochez-vous, ça décape !

 

ABADI Sou, réalisatrice ; MOATI Félix, LEBGHILL William, acteurs. Cherchez la femme. Mars films, 2017. (1h28).

Le film n'a pas l'ambition de nous enseigner la permaculture. Au contraire, il nous montre qu'elle ne peut pas se copier-coller. Qu'il s'agit d'observer son terrain, pendant un an, puis de l'aménager en fonction des ressources disponibles (le soleil, la pluie, les cours d'eau...), en concevant un véritable design "in situ".

Le film n'a pas l'ambition de nous enseigner la permaculture. Au contraire, il nous montre qu'elle ne peut pas se copier-coller. Qu'il s'agit d'observer son terrain, pendant un an, puis de l'aménager en fonction des ressources disponibles (le soleil, la pluie, les cours d'eau...). De concevoir un véritable design "in situ". Lire la suite

Ben et Leslie Cash élèvent leurs six enfants depuis plus de 10 ans dans une forêt d'Amérique du Nord, à l'écart de la société. Jusqu'au jour où la mère décède d'une maladie grave à l'hôpital. Son corps est repris par ses parents, pour un enterrement conventionnel. Mais le père et les enfants sont déterminés à appliquer ses volontés, inscrites dans son testament : l'incinérer et jeter ses cendres aux toilettes.

Un véritable bras d'honneur à notre société ! Avec un parti pris pour le personnage paternel et une éducation poussés au paroxysme de l'écologie : entraînement physique militaire, lecture quotidienne des philosophes et économistes des temps modernes, communion avec la nature... Le clash avec la culture occidentale n'en est que plus violent. Religion, santé, agriculture, éducation, économie, morale, bien-être, port d'arme, pseudo-liberté... tout y passe, et avec humour. Mais, en tout bon philosophe, le réalisateur remet également en question ce modèle de vie contestataire. Le film pose donc des bases, à nous de débattre sur les questions qu'il soulève : La scolarisation par les parents peut-elle être objective ? Quelle place pour un enfant handicapé dans la nature ? Jusqu'où peut-on responsabiliser un enfant dans le risque ? etc, etc.

 

ROSS Matt, réalisateur. Captain Fantastic. Electric City Entertainment
ShivHans Pictures (États-Unis), 2016. 118 min.
Vu à la grande nuit du festival de Cannes 2017 à Munster.